En Plaidant Coupable Luck Mervil s’est-il Constitué… Prisonnier

DIPLOMATIE INTERNATIONALE & SOCIÉTÉ par Dan Albertini

En Plaidant Coupable Luck Mervil s’est-il Constitué… Prisonnier

Entre (). Si la culture risque de nous ressembler plus tard, quand c’est tabou, Fermons ().

En dépit de l’aveu en plaidant coupable, ce n’est pas un passeport pour l’impunité, c’est là un fait avéré. Le statut d’artiste ou de sans-papiers dans Notre-Dame de Paris n’est pas une couverture d’immunité. Le fait de venir se plastronner en compagnie des siens au Palais de Justice n’est pas un chiffon qui efface la faute. Émettre des regrets aujourd’hui quand la jouissance du coupable se savait absoute quand l’œil du maître, du parent, de la loi, non pas était fermé par négligence, mais en confiance par rapport au citoyen qui offrait des garanties. Nous avons appris depuis à peu près un an, que la meute de coupables embrassait plus large que le monde du show-business à Montréal au point que le mentor de NDP eut à dire : « si ça continue, on va mettre tout le show-business en prison ». Qu’à cela ne tienne, le coupable s’est déclaré coupable sur une innocente adolescente victime de son désir de se pratiquer en art dramatique. Ce ne sont plus des allégations, l’ex-chanteur de Notre-Dame de Paris s’est déclaré coupable, d’après le palmarès des articles suivant :

Louis-Samuel Perron : « la victime de Luck Mervil raconte son calvaire ».

Claudia Berthiaume : « Luck Mervil est coupable d’exploitation sexuelle » « la gardienne d’enfants avait 17 ans au moment des crimes ».

Stephanie Martin : Luck Mervil coupable d’exploitation sexuelle »

Genevièvre Garon : « Le chanteur Luck Mervil a plaidé coupable… »

Stephanie Marin : « Luck Mervil plaide coupable à un chef d’exploitation sexuelle »

Cette mise en situation n’est pas la nôtre quoique l’on surveillât le jour de l’audience. Extrait,  bribes tirées d’articles publiés : « Luck Mervil a plaidé coupable lundi à un chef d’accusation d’exploitation sexuelle d’une adolescente pour des gestes commis…, alors qu’il était en position d’autorité ». « Il a déclaré qu’il comprenait les conséquences de son plaidoyer et qu’il était enregistré de façon «libre et volontaire », « La jeune fille étudiait à l’époque en art dramatique » « Lors d’une séance d’improvisation, il a alors entrepris des contacts sexuels avec l’adolescente… », « Ils ont une relation sexuelle complète pour laquelle l’accusé n’a pas obtenu son contentement, a souligné… . plusieurs autres contacts sexuels ont eu lieu par la suite », « Les gestes se sont produits au cours des six premiers mois de 1996 à Montréal », « La plaignante était alors une adolescente de 17 ans, et l’accusé se trouvait en situation d’autorité… à son égard ».

Le coup semble ici prémédité d’après ces récits de journalistes évoqués, car le rdv était pour la garde d’enfants qui n’a lieu en effet, en ce jour décrit où le discourtois a vertement trahi sa conjointe, de la façon la plus honteuse.

Voici un portrait de l’homme qui a évolué sans regret ni remords, sans se dénoncer

Représentant la voix de l’histoire du Québec, dans une série télévisée.

Luck Mervil en janvier 2004 s’est-il prêté au jeu du putsch en Haïti soit en étant une personne-ressource fiable ou de référence canadienne, en sachant ce qu’il avait pourtant fait ici ?

Un personnage qui nous inspire / nov. 2017 http://www.jqsi.qc.ca/?Luck-Mervil

À qui Luck Mervil ressemble-t-il dans son scénario si parfait qu’il a pu aller jusqu’au bout de ses élans … puisque, personne n’est venu l’interrompre en ce temps-là ?

L’accusé à cette époque s’est-il comporté comme au-dessus de la mêlée communautaire naturelle, soit ethnique, soit religieuse, mais se serait trouvé « zen » d’une autre approche, yogiste, sage, mais a omis de se regarder lui-même dans ce miroir accusateur.

Analysons

Situation communautaire globale haïtienne

Un ministre haïtien en la personne de Pierre-Louis accusé sous Martelly, se retrouve dans la diplomatie haïtienne en Belgique et aujourd’hui encore en poste d’autorité. Profil atypique ?

Des cas qui sont légion

Un pasteur adventiste (rue Valdombre, Saint-Léonard) aurait attouché à la pudeur d’une jeune fille mineure. Conseillé par une amitié administrative rapprochée, à la manière de l’archevêché, de l’évêché pourtant critiqué remet rapidement sa démission, part pour la Floride, afin de ne pas se faire révoquer et d’éviter une enquête policière. Tabou oui c’est tabou, on n’en parle…

Des indices pervers ou des révélations communautaires inquiétantes.

Astride bese bas, serait-elle la référence 5420 rue Beaubien Est (Montréal), tandis qu’elle était une jeune étudiante mineure, quand la vedette en tournée passait la chercher le samedi matin, aurait-elle connu la prostitution de ce fait, par la suite ? Trouvera-t-on l’indice, car elle risque de citer ce nom aujourd’hui ? Notons le caractère du présumé personnage qui aurait demandé vers 2014 à un journaliste connu de mentir en faveur de son band en tournée au Panama.

Autre cas décrié, mais camouflé. Un autre chanteur vedette (Artibonite) montréalais a-t-il quitté précipitamment Montréal pour la Floride, après avoir abusé de sa propre fille ?

Situation sociétale montréalaise

Une vague d’accusation emporte Rozon-Salvail entre autres, du milieu du show-business montréalais, quand on a vertement étouffé l’affaire Languirand. Le tabou est tombé.

Des interrogations rétroactives

La reprise par l’accusé en 2016, de fréquentations communautaires religieuses abandonnées depuis des lunes, était-elle l’exercice de relations publiques, rebâtir un capital de sympathie ?

2010, était-ce la fuite en avant sous prétexte du séisme, ce qui a d’ailleurs mal tourné pour cet acteur auto désigné, sachant l’orage à venir et surtout, se cherchant une forme d’immunité présidentielle, car tout chanteur devient potentiellement président en Haïti, malgré leur passé ?

Le rejet de la culture communautaire religieuse au point de résoudre le nom Lucknerson, peut-il être à charge quand l’accusé s’est identifié ailleurs ?

A-t-il eu un passé de délinquant (vol de radio d’auto), la police l’ayant su, l’aurait favorisé ?

Concluons avec le cas en cours, à Montréal. La typicité du cas en matière de prévention, soit-il au niveau des mœurs collectives, ou dans le bagou égoïste, ce « pézé kafé » qui insuffle, se situe à ce niveau : verra-t-on ici, une tentative de réhabilitation mal assise avant et au mépris de la peine exemplaire ? Hélas, dégradant, violant une fois de plus ? Oui, la mémoire d’adolescence de la victime. Instrument ? Le pas feutré du passeport du show-business, de l’école du viol. La société devrait se looker de son miroir, la couronne dans le prisme de la réalité. Ce besoin de réhabilitation appartient ad infinitum à la victime, car aujourd’hui, probablement mère, elle a le droit de se sentir en confiance si son enfant était aussi gardienne d’enfants. « Pézé kafé » n’est pas une excuse ! La honte de Luck Mervil qui se soulage aujourd’hui par des mots ‘de peine’ ne peut servir de requiem pour le deuil de la victime.

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